Comme vous le savez, le sacré ou dieu n’existe pas dans le paradigme de conscience du Shandarisme, même si nous le connaissons et le comprenons. A la place nous avons la Source de vie comme l’origine du tout et le cosmos comme son continuum et extension et qui agit comme l’autorité suprême. De ce fait, le blasphème qui est une insulte au sacré ou à dieu n’existe également pas. En ce sens, on ne peut insulter ce qui n’existe pas! Simple question de bon sens. A partir de là, dans la pensée shandarienne, tout est fondé sur la vérité établit sur l’expérience et l’observation mainte fois vérifier. Puis, lorsqu’une personne pense et affirme le contraire, cela n’est pas considéré comme un blasphème, mais l’expression de désirs de l’égo, de délires du mental ou d’une croyance tout simplement générant une illusion de l’esprit.
Ainsi au lieu de parler de blasphème ou d’insulte au sacré ou au divin, on parle d’illusion de l’esprit. Le désaccord ou la contestation ne sont plus jugés sur un plan théologique (l’hérésie ou le péché), mais sur un plan cognitif et psychologique. Ce qui s’oppose à la vérité vérifiée n’est pas un ennemi essentiel/spirituel, mais un dysfonctionnement de la perception : l’illusion de l’esprit, issue des biais de l’égo ou des constructions mentales.
Les implications
Puisque tout repose sur l’expérience et l’observation vérifiable, la pensée shandarienne s’inscrit dans une démarche proche du rationalisme scientifique. La validité d’une idée ne se mesure pas à sa charge émotionnelle ou à sa tradition, mais à sa résistance à l’épreuve des faits. Qualifier une divergence de « délire du mental » ou de « désir de l’égo » change radicalement la posture relationnelle. Au lieu d’entrer dans un conflit de croyances ou de punir une offense, l’approche shandarienne invite à observer l’autre avec lucidité : la personne émettant des affirmations infondées n’est pas « coupable » ou « impie », elle est simplement prisonnière d’une construction illusoire. En supprimant le délit de blasphème, le paradigme shandarien offre une liberté intellectuelle totale. Aucune idée ne bénéficie d’une immunité dogmatique. La personne peut dès lors explorer, douter et remettre en question sans la menace constante d’une transgression mystique ou d’une damnation morale. Chaque affirmation est soumise au crible de la réalité, ce qui élimine les risques de censure idéologique ou de violence religieuse liés à la défense d’un « sacré » abstrait. On ne cherche plus à détruire ou à châtier l’adversaire, mais à comprendre un biais cognitif.
Et pour les non-shandariens?
Lorsque nous voyons des non-shandariens qui font des affirmations ou qui sont dans des croyances dont nous savons par l’expérience et l’observation qu’elles sont fausses, on les laisse dans leurs illusions sans intervenir. Pourquoi? Pour plusieurs raisons:
- L’erreur fait partie de l’apprentissage. Il est souvent nécessaire qu’une personne aille jusqu’au bout de son erreur pour s’apercevoir finalement qu’il n’y avait rien à voir et donc qu’elle reconnaissent par l’expérience qu’elle faisait fausse route. Du moins, si cette dernière n’a pas un égo démesuré! Parce que généralement, jamais ce type de personne n’acceptera qu’elle à tort! On a un bel exemple concret en ce moment et en direct avec Donald Trump…
- Ce n’est pas a nous de propager ni d’imposer la vérité dans le monde. Car la vérité n’a pas besoin d’être imposée. Elle se relève d’elle-même a ceux et celles qui sont en syntonie avec sa fréquence. Autrement dit, ils doivent voir la vérité par eux-mêmes seulement quant ils seront prêt et pas avant. Sinon en voulant imposer une vérité a ceux et celles qui ne sont pas encore prêt finira toujours par déboucher sur un sentiment d’oppression et de domination. Ce qui amènera fatalement a une résistance et des conflits inutiles. Et au final, vous passerez pour le grand méchant de l’histoire!
- Nous sommes tous lié dans la grande toile de l’univers. En voulant diffuser ou imposer une vérité auprès de personne qui ne sont pas encore prêtes on influence leurs propres moiras ainsi que celle des autres. Ce qui , de cause à effet interfère dans l’accomplissement du grand dessein du cosmos. Nous ne sommes alors plus en écologicité avec l’ordre naturel de l’univers ni en légalité les lois cosmiques, mais en toxicité et en illégalité. Le silence est parfois la meilleure chose a faire….
