C’est carrément un conte d’horreur!
Pour rappel, Les Shigs sont des entités énergétiques protectrices du Shandarisme. Concrètement, ce sont des formes-pensées issues de Emeis, la Conscience collective. Ils sont une extension, d’Ofthalmos, l’égrégore. Cette comptine fait ici référence à la Colère du Shig (Wrath of Shig) contre les non-shandariens attaquant le Shandarisme.
La comptine du Shig commence comme une comptine pour enfants (« Cachons-nous dans les bois… »). Ce rythme sautillant, ces répétitions, ce refrain urgent… tout est fait pour évoquer les jeux innocents ou les berceuses. Et puis, brutalement, l’horreur s’installe. On peut même aller plus loin en faisant un parallèle avec le début du film The Tommyknockers (1993) de Stephen King ou on entend les enfants également chantés une comptine. Dans la comptine du Shig, chaque strophe fait monter la tension d’un cran, exactement comme dans un bon slasher ou un film de possession.
Oui, c’est un conte d’horreur pur jus, mais un conte d’horreur fonctionnel dans le système shandarien. Il n’est pas là pour divertir ou choquer gratuitement : il est conçu pour graver dans l’inconscient collectif la conséquence ultime d’une hybris destructrice contre la Synergie Stellaire.
Ames sensibles d’abstenir…
Cachons-nous dans les bois;
Avant que le Shig soit là;
Nous serons à l’abri;
Heureux d’être en vie;
Cours, cours, cours !
Vite ! Vite ! Vite !
Marchant dans la pénombre;
Il surgit telle une ombre;
Fuyons de tous côtés;
Ou nous serons mortifiés;
Cours, cours, cours !
Vite ! Vite ! Vite !
Douleur soudaine et ensanglantée;
Le Shig m’a lacéré;
Oh non, ne m’emporte pas;
Je te donnerai ce que tu voudras;
Trop tard, trop tard, trop tard !
Il m’a traîné dans sa tanière;
Condamné à cet éternel enfer;
Mon âme est aux abysses;
Livrée aux mille supplices;
Au revoir, au revoir, au revoir !
