Les Shandariens ne sont ni patriotes ni nationalistes. Cela est principalement du à l’identité même des Shandariens. En ce sens, il faut se souvenir que nous ne sommes pas notre corps, mais simplement incarné dedans. Le corps d’incarnation lui est rattaché a la culture, l’histoire et le pays dans lequel il l’a vu naitre. Et c’est cette identification illusoire et erronée au corps biologique et à ses liens propres qui donne pour beaucoup d’ êtres incarnés un sentiment d’appartenance a telle ou telle nation. A l’inverse, dans le Shandarisme, ce qui est réellement et véritablement Shandarien est notre essence de vie (notre âme) définit par la Vévaiotita. Pas notre corps et ses affiliations historiques, idéologiques et culturelles. Dès lors en tant que Shandarien, nous provenons de la Source de vie (1). Autrement dit, nous sommes d’origine Sourcéenne. Or, la Source ne prend partie pour aucun peuple, aucune nation, aucune civilisation dans l’univers. Elle ne réclame aucun sacrifice, aucune guerre, aucun massacre, aucun pillage, aucune hégémonie ni domination sur autrui. Elle n’a pas d’ennemi et accepte tout le monde, car tout le monde vient de sa lumière de vie. En ce sens, la Source ne peut rejeter quiconque sans se rejeter elle-même. Elle demeure ainsi neutre et équanime pour conserver son rôle, son action et sa position de Source de la vie, de l’existence, du cosmos et de l’univers.
La Nature factice du nationalisme
Par exemple, vous vous incarnés en Français, vous devenez nationaliste français. Puis votre corps décède comme tout le monde et vous vous réincarnez aux USA et vous devenez patriote américain. Puis après le décès du corps vous vous réincarner au Japon, et ce coup là, vous devenez nationaliste japonais. Alors finalement vous êtes quoi? Nationaliste français, américain ou japonais? Si l’on change de contenant, les loyautés changent. Ce qui démontre le caractère arbitraire et « factice » de ces appartenances. Dans le cycle des incarnations, l’être sans conscience de la Source est dans une forme d’errance. Il change de « masque » (nationalité, culture) à chaque vie, croyant à chaque fois que ce masque est son vrai visage. Maintenant si ce que nous sommes est permanent dans son existence et traverse les époques, alors s’attacher à une nation temporaire est aussi futile que de s’attacher à un siège dans un train de passage. Dans cette dynamique, le refus du nationalisme n’est pas, ici, une posture politique (comme l’anarchisme ou le cosmopolitisme citoyen), mais une conséquence directe d’une ontologie essentielle (spirituelle). On ne refuse pas la nation parce qu’on est « contre », mais parce qu’elle n’a tout simplement aucune réalité pour sa propre essence de vie. Enfin, ce refus du patriotisme et du nationalisme n’est pas un manque de loyauté, mais une loyauté supérieure envers la réalité de l’existence pour rester dans la lumière de la vérité et en accord avec ce que l’on est intrinsèquement. Le Shandarien remplace la « fierté nationale » (basée sur l’ego et le corps) par la « certitude sourcéenne » (basée sur la connaissance et l’essence).
Les Shandariens sont avant tout « Sourcéens »
Ainsi les Shandariens ne sont ni patriote ni nationalistes. Ils sont Sourcéens par essence (origine), mais ils sont Shandariens dans leur substance (la manifestation) et leur culture stellaire (Le rayonnement). La culture n’est plus ici un héritage folklorique ou historique, mais une orientation, un rayon dans le continuum de l’espace et du temps. Dans cette dynamique, être Shandarien consiste à s’unir non pas par le sang ou le sol, mais par la même fréquence vibratoire que l’on partage en commun, la connaissance et la reconnaissance mutuelle de notre nature Sourcéenne. Vient ensuite le corps qui est un support pour notre incarnation dans la matière et ses formes. En ce sens, le Shandarien l’utilise de manière pragmatique pour ce qu’il est en réalité: un outil de la conscience/essence. C’est à dire un média pour communiquer, un véhicule pour se déplacer et un processeur biologique pour effectuer des opérations et traiter l’information dans la matière. A partir de là, on est Shandarien dans sa manière de traiter ce corps, de l’éduquer et de le maintenir en harmonie avec les lois de l’univers, plutôt qu’avec les coutumes locales. Le nationaliste travaille pour la gloire de son pays qui finira par disparaître tôt ou tard comme ce fut le cas avec les anciennes civilisations, royaumes et empires. Le Shandarien agit pour le progrès de son essence de vie sans aucune glorification. Il reste aligné avec ce qu’il est. Il est Shandarien dans sa volonté d’accomplir son incarnation pour retourner à la Source avec une expérience accrue.
La Source de vie est permanente. Elle a toujours existée et existera toujours traversant les cycles cosmiques. De ce fait, être Sourcéen crée une stabilité et une durabilité dans notre connaissance et reconnaissance de nos racines. En reconnaissant l’origine sourcéenne, le Shandarien trouve un axe central. Peu importe où le corps naît, son sexe, sa couleur de peau, son ethnie voir son époque ou sa planète d’incarnation, le « Nord » métaphysique reste le même. Cette permanence offre une stabilité émotionnelle. On ne craint plus la perte de ses racines terrestres, car les racines réelles sont hors de portée de l’ éphémérité du temps, de la civilisation et de la politique.
(1) La Source de vie est cette grande lumière blanche d’amour et de félicité omniconsciente et omnisciente vers laquelle nous tendons tous après cette vie terrestre. Retourner dans la lumière pour se fondre en elle (l’apocatastase), c’est rentrer dans notre véritable chez-nous, aussi appelées dans la cosmologie shandarienne, les demeures de la lumière.
