D’abord le contexte pour bien comprendre
Pour comprendre le contexte, il faut se souvenir que nous travaillons pour le cosmos. C’est à dire que nous ne travaillons pas pour nous-mêmes mais pour le cosmos à travers leurs propres existences, réalisations et évolutions de conscience. Dans ce sens, nous travaillons pour quelque chose de plus grand appelée la grande œuvre (To Megálo Érgo/Το Μεγάλο Έργο). Dans cette grande œuvre, de par notre présence et actance nous participons à l’amélioration et à l’évolution de la vie de l’univers et dans l’univers. Que cela soit les planètes, les étoiles, les galaxies, les dimensions, nous travaillons pour leurs existences et améliorations à notre propre échelle. Souvenez-vous ainsi que la taille ne compte pas et que chaque vie comme chaque action sont importantes dans ce grand dessein. Dans ce sens, tout est question de perception, il n’existe pas de petites ou grandes actions en soi. A partir de là, étant tous lier ensemble dans la grande toile de l’univers, chacune de nos actions et vibrations se répercutent partout dans le cosmos et ses dimensions alimentant ainsi l’épanouissement de la fleur de vie.
L’Ypiresia est la forme que prend ce travail
Avec l’accomplissement de la Moira, l’Ypiresia (Υπηρεσία) qui veut dire « service » en grec est la forme que prend le fait de travailler pour le cosmos. Mais attention à ne pas confondre ici l’Ypirésia avec l’Yparxi qui est le but de l’existence! Dans le paradigme shandarien, l’Ypirésia désigne un acte de service volontaire et désintéressé envers le Cosmos, le collectif (la fraternité) et la vie dans l’univers en général. Lorsque l’Ypirésia est fait dans la lumière présente en nous (fait avec le cœur en terme non-shandarien) est considéré comme un moyen de maintenir l’unicité de la vie dans l’univers et d’accélérer sa propre évolution de conscience vers son Omega. En servant la vie, on sert le cosmos (l’existence dans sa formité) dans ses manifestations et expressions. Cette pratique est ancrée dans le paradigme que chaque incarnation est une manifestation de la Source et que servir la vie dans l’univers (et non l’humanité dans une vision anthropocentrique du monde (1)) revient à servir le Cosmos.
Concrètement cela consiste a rendre service sans rien demander en retour. Cela peut être fait sur le plan de l’incarnation (par exemple: aider une personne âgée ou handicapé a descendre des marches, indiquer son chemin à un inconnu, donner un conseil, donner de l’eau à un animal assoiffé qui vient nous le demander, etc) ou sur le plan énergétique (par exemple, aider quelqu’un a sortir de son corps puis repartir aussitôt sans demander son reste pour ne pas interférer dans l’expérience). La personne pratiquant l’Ypiresia est appelé Ypirétis (Υπηρέτης) pour l’homme et Ypirétria (Υπηρέτρια) pour la femme. Ce qui peut se traduire par « celui, celle qui sert ». Cependant, l’erreur a ne pas commettre est de considérer l’Ypirétis et l’Ypirétria comme de vulgaire serviteur au service d’un maitre à qui on pourrait abuser du temps, de l’énergie et de la patience. L’Ypirétis et l’Ypirétria ne sont pas là pour répondre aux désirs et caprices de l’égo. La personne qui sert n’est pas un Doulos (Δουλος). Un Doulos c’est un esclave. Pensez ainsi et là on va vite vous remettre à votre place! Enfin, on retrouve également l’équivalent du concept et principe de l’Ypiresia et l’Ypirétis, avec le Sewa et le Sewadar dans le Sikhisme.
(1) Rappelant que le Shandarisme est universaliste et non humaniste. L’espèce humaine n’étant ici qu’une espèce parmi des milliards de milliard de milliards d’autres formes de vie dans l’univers. Afin de maintenir la justice et l’équité universelle, elle ne jouit d’aucun passe-droit ni traitement de faveur vis à vis des autres formes de vie. Elle ne sera servie que lorsque son tour viendra et non parce que l’égo et l’orgueil de l’homme se croyant illusoirement au sommet de l’évolution dans un délire spéciste (relatif au spécisme) l’a décréter.
