D’abord un rapide rappel étymologique
Le Mot Apophasie vient du grec Apophasis (Απόφασις), issu du verbe Apophemi, (Απόφημι) qui veut dire « nier ». Autrement dit l’Apophasie est l’action de nier l’existence de quelque chose ou de quelqu’un. Traditionnellement, l’Apophasie est la négation de tout discours sur Dieu, considéré comme nul et non avenu puisque le sujet de ce discours est intraduisible en mots ou en pensée. Dans le Shandarisme, il n’y a pas de Dieu, donc l’approche est différente. On parle d’ailleurs de théologie apophatique.
L’Apophasie chez les Shandariens
Dans la pensée shandarienne, l’Apophasie est tout simplement l’action de nier l’existence de la Source de vie ainsi que de sa lumière. Rappelant que dans le Shandarisme, la Source de vie n’est pas Dieu. A l’origine de cette négation se trouve principalement les croyances cartésiennes et matérialistes qui se disent « rationnelle », mais qui lorsqu’on les examine de plus près sont complétement irrationnelles. Sauf dans la tête de leurs adeptes qui préfèrent croire a leurs mensonges prise pour la réalité vraie plutôt que voir leurs illusions détruites. Sans oublier l’orgueil de leurs égos. Pour les croyants religieux et spiritualistes, on est dans un autre cas de figure, car ils collent leurs étiquettes de « Dieu » avec tous ce qui l’accompagne sur la Source de vie et sa lumière. A ajouter à cela l’influence de leurs propres égrégores qui va leurs faire voir Jésus, Bouddha, Shiva & Cie. Dans ce sens, on ne peut pas parler d’Apophasie les concernant.
Les effets de l’Apophasie
Quant il y a négation de l’existence de la Source de vie, la personne dans la négation n’a plus de point de repère et part fatalement à la dérive pour finalement se retrouver sur le chemin de la perdition (1). Là, sans attache ni ancrage à la Source, elle devient faible et influençable. Et donc sujet aux divers influences, manipulations, illusions et pièges du monde qu’elle peut rencontrer durant son incarnation. Mais peut aussi sombrer dans la délinquance, l’alcoolisme et la toxicomanie.
Mais les conséquences vont encore plus loin en réalité. Car lorsqu’on rejette l’existence de la Source de vie, on crée inconsciemment un voile noir entre elle et nous qui masque la vue et donc la reconnaissance de son existence par l’observation possible de sa lumière. Rappelant ainsi que la lumière est la manifestation de la présence de la Source de vie. On entre alors dans un état temporaire de cécité psychique. Dès lors lorsque nous avons quittés notre corps d’incarnation pour nous retrouver quelque part « ailleurs » dans le cosmos correspondant à notre vibration du moment, on ne peut pas voir son rayonnement, sa lumière. Par conséquent, on ne peut pas être touché par l’appel de la lumière afin de rejoindre la Source et ainsi réaliser notre retour dans les demeures de la lumière. A la place de cela, on ère ici et là complétement perdu jusqu’au moment ou devant les conséquences de ce rejet, nous revenons enfin à la raison et acceptons de nouveau d’existence de la Source. Alors le voile noir se dissipe et nous pouvons alors voir la lumière de la Source brillant au loin en l’étoile du cosmos qui nous attire à elle.
Toutefois, il ne s’agit pas ici de croire en son existence, car la Source de vie ne demande aucune foi en elle, mais tout simplement d’accepter et non de nier le fait de son existence par l’expérience et la mémoire de l’expérience. Souvenez-vous ainsi que nous avons tous vu et su sa lumière par l’expérience. Mais ce savoir à été occulté et oublié de nos mémoires lors de notre incarnation.
(1) Le cinquième des 6 chemins évolutifs de la conscience.
